Parquet financier de Paris : Saisie pénale des biens immobiliers appartenant à Mamy Ravatomanga

ravatomanga saisie

Les biens immobiliers appartenant à Mamy Ravatomanga ont fait l’objet de saisie pénale par le Tribunal de Grande instance de Paris (TGIP) via l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs saisis et Confisqués. Par ordonnance rendue par le juge des libertés et de la détention du TGIP et par ordonnance rendue par le vice-procureur de la République financier auprès de ce même tribunal, les biens immobiliers acquis par sieur Ravatomanga à travers ses quatre sociétés civiles immobilières dont AINA, MIALY, RAMY, LOVANIRINA domiciliées et créées en 2011 ont été confisqués au mois de juin dernier.

Pour l’histoire, Mamy Ravatomanga et sa femme, Rakotoniary Haingonirina sont les deux principaux associés de leur quatre sociétés immobilières, ils ont investi plus de 2 190 000 euros dans l’acquisition des 10 immeubles situés à Levallois-Perret. Le magazine français, l’Express.fr, a même avancé que le montant total de leur investissement s’élève à 4,5 millions d’euros. Des sommes dont l’origine n’est pas connue, voire douteuse, lors de l’enquête les propriétaires n’étaient pas en mesure de justifier au parquet français la provenance des fonds. De plus, selon le magazine l’Express, aucune déclaration d’impôt sur la fortune n’a été faite alors que les non-résidents étrangers en France sont assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière quand leur patrimoine dépasse le seuil plancher de 1,3 million d’euros. Ce qui a amené la Justice de procéder à la saisie des biens après des mois d’enquête.

ravatomanga1

D’où viennent les fonds ? Les achats des immobiliers se situent durant la période transitoire où l’entrepreneur a été connu comme bras droit de l’ancien président de la Transition, entrepreneur-investisseur mais aussi comme membre du Conseil d’administration de la JIRAMA. Selon les témoignages recueillis à Antananarivo, sa position au sein de la compagnie nationale d’eau et d’électricité lui aurait permis de faire de « détournement de fonds publics, corruption, recel et blanchiment ». A cela s’ajoute sa possible participation au trafic de bois de rose qui a connu une hausse significative durant la transition. D’ailleurs, son nom figurait sur la liste révélée par Panama Papers comme une personnalité impliquée dans une évasion fiscale et blanchiment d’argent.

Cette nouvelle devra donner une piste aux agents du BIANCO et du SAMIFIN pour qu’ils orientent leurs investigations sur l’utilisation des fonds et le détournement des deniers publics entre 2009 et 2013. Et pas seulement pendant cette période car le phénomène est devenu tendance sans qu’aucune mesure ni sanction disciplinaire ne tombent.

Pour l’instant, les biens des époux Ravatomanga sont donc confisqués par la Justice française. Lui, par contre, se bat au côté du candidat Rajoelina, pour que ce dernier puisse revenir au pouvoir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s